.
Contenu.
Contenu.
Calendrier 2006
Janvier
.
Février
.
Mars
.
Avril
.
Mai
.
Juin
.
Mars
  Lu Ma Me Je Ve Sa Di  
 
.
.
1
.
2
.
3
.
4
.
5
.
 
  6
.
7
.
8
.
9
.
10
.
11
.
12
.
 
  13
.
14
.
15
.
16
.
17
.
18
.
19
.
 
  20
.
21
.
22
.
23
.
24
.
25
.
26
.
 
  27
.
28
.
29
.
30
.
31
.
.
.
 
 
.
.
.
.
.
.
.
 
 
.
.
.
.
.
.
.
 
Service
.
.
.
.
.
.
.

La discussion

 

Lors de la discussion qui a suivi, Cristian David (Roumanie) a notamment souligné l’importance d’un processus décisionnel à l’écoute des citoyens ; il a signalé que la Roumanie, en tant que candidate à l’adhésion, avait déjà accompli des avancées décisives en faveur de la décentralisation pour faciliter la mise en œuvre de la politique européenne. Au niveau européen, il faut faire en sorte que les autorités locales et régionales soient pleinement reconnues, a déclaré M. David.

Hannes Manninen (Finlande) a rappelé la grande importance du principe de subsidiarité en Finlande au niveau local, mais a déclaré que le niveau régional était encore susceptible d’être développé dans l’UE. Il a annoncé des mesures spécifiques en faveur du principe de subsidiarité pour la prochaine Présidence finlandaise.

Herbert Sausgruber (Autriche) a signalé d’un œil critique une « erreur de tricot » de l’UE ; il a déclaré que les ministres étaient souvent exposés au lobbyisme et auraient tendance à exagérer. Par contre, les petites entités disposeraient de forces de mobilisation déterminantes. Selon lui, l’UE doit développer des normes et des principes, et non pas promulguer un excès de réglementations de détail. D’autre part, selon M. Sausgruber, la subsidiarité signifie aussi que la grande entité se doit d’agir là où la petite entité ne peut le faire.

Jan Zahradnik (Tchéquie) a signalé le nouveau renforcement des régions en Tchéquie et a notamment reconnu la bonne coopération existant entre la Bohème du Sud et la Haute-Autriche. Du point de vue des régions tchèques, le moment est venu de développer le principe de subsidiarité et de renforcer l’importance des entités régionales.

Angela Orthner (Autriche) a considéré que les régions contribuaient aux réalisations et aux décisions, et s’est prononcée en faveur d’une estimation des conséquences non seulement économiques, mais aussi politiques avant toute opération commune. De plus, elle a poussé à la conclusion du processus de ratification de la Constitution de l’UE, déclarant que si cela était impossible, il faudrait « sauver » la plus grande partie possible des contenus.

Lors de la discussion, Karl-Heinz Klär (Allemagne) a fait remarquer que si l’on demandait leur avis aux citoyens, ils ne diraient pas vouloir la subsidiarité de la part de l’UE, mais une « bonne politique ». En conséquence, le secret réside dans une coopération en toute confiance entre les différents niveaux.

Franz Schausberger (Autriche) a observé qu’un pays aussi fédéraliste que l’Autriche avait un rôle de pionnier à jouer pour la mise en œuvre du principe de subsidiarité. De plus, il a considéré que la subsidiarité et la régionalisation étaient déterminantes pour résoudre les problèmes dans les Balkans. Selon lui, l’autonomie administrative communale et régionale doit être un critère d’adhésion à l’UE.

Lors de son discours de conclusion, Erwin Pröll, gouverneur du Land de Basse-Autriche, a déclaré en résumé que la subsidiarité était une clé décisive pour une cohabitation démocratique, surtout pour les « jeunes démocraties ». Il en a déduit une mission pour Bruxelles : considérer la décentralisation et la régionalisation comme une tâche essentielle pour sauvegarder une paix durable en Europe. M. Pröll a remarqué en outre avec pertinence que les hommes politiques ne devaient pas faire l'erreur de recourir aux juristes quand ils ne savent plus quoi faire. Selon lui, la subsidiarité est la mission première des hommes politiques ; il leur revient de la faire triompher.

 

Date: 20.04.2006