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Lundi soir, le secrétaire d’État, Hans Winkler, a participé au 12e conseil d’association UE-Roumanie qui s’est tenu à Bruxelles. Le conseil d’association avait pour thèmes l’échange d’informations sur l’état des préparatifs d’adhésion de la Roumanie, plus précisément dans le contexte du partenariat d’adhésion et du dernier vaste rapport de suivi de la Commission datant du 25 octobre 2005, ainsi que des débats autour de questions internationales, notamment les Balkans occidentaux.
« En tant que futur pays membre de l’Union européenne, la Roumanie va occuper une position géopolitique particulière. Comme cette nation constituera à l’avenir une frontière extérieure de l’UE, elle porte une grande responsabilité dans la coopération avec ses voisins », a affirmé M. Winkler. À cet égard, le secrétaire d’État a déclaré qu’il fallait renforcer davantage les initiatives transfrontalières et mieux les mettre à profit. « Une bonne coopération dans la région constitue la base d’une relation pacifique et du développement de normes de haut niveau ». M. Winkler s’est également réjoui que la Roumanie se montre prête à partager l’expérience de son adhésion à l’accord de libre-échange centre-européen (CEFTA) avec les États des Balkans occidentaux.
« La réunion du conseil d’association avec nos homologues roumains s’est tenue au bon moment. La Roumanie est maintenant entrée dans la dernière phase des préparatifs d’adhésion ; la procédure de ratification est en cours dans les États membres et, d’ici deux mois environ, nous attendons le rapport d’avancement de la Commission », a annoncé M. Winkler. « À la date prévue de son adhésion, la Roumanie sera en mesure de remplir l’ensemble des obligations exigées pour faire partie de l’UE. Toutefois, la Roumanie doit impérativement soutenir ses efforts, mener à bien les réformes en instance mais nécessaires, et mettre en œuvre les engagement pris », a souligné le secrétaire d’État.
« La réforme du système judiciaire a sans aucun doute apporté de nombreuses améliorations, notamment une plus grande autonomie de la justice. Au même titre sont à souligner les mesures favorisant la protection des minorités et des enfants, la restitution des biens et concernant la liberté d’expression des médias », a constaté M. Winkler. Néanmoins, il a précisé que les réformes seules ne suffisaient pas, encore fallait-il les mettre en pratique et leur donner vie. « Il est clair que de nombreuses réformes dans le secteur de l’administration publique et de la justice ainsi que des mesures visant à améliorer l’intégration de minorités nécessitant d’être protégées dans la société roumaine, le traitement dans les commissariats de police, dans les prisons et les établissements psychiatriques, doivent être mises en place », a ajouté le président du conseil.
Concernant l’économie, M. Winkler a fait remarquer que : « La Roumanie remplit les critères d’une économie de marché opérationnelle, elle a atteint un niveau de croissance macroéconomique élevé et une grande stabilité. Afin de préserver et de développer ces atouts, la Roumanie doit résolument mettre en œuvre son programme de réforme structurel. La législation officielle adoptée ne pourra être appliquée convenablement que si l’administration dispose des capacités nécessaires, si la formation est bonne et bien adaptée et si le budget consacré est suffisant ».
Le secrétaire d’État a souligné que la réussite ne s’obtient qu’avec de la persévérance et au prix d’efforts répétés. « La Roumanie doit encore surmonter les derniers obstacles. L’UE et les États membres sont prêts à soutenir la Roumanie dans les dernières étapes. Cependant, afin que notre objectif commun d’adhésion à l’UE se concrétise vraiment, il ne faut pas relâcher les efforts ».