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« La lutte mondiale contre le racisme est loin d'être gagnée, et rien ne saurait aujourd'hui justifier un quelconque sentiment d'autosatisfaction, pas même dans l'UE », a déclaré la Présidente du Conseil de l'UE et ministre des Affaires étrangères Ursula Plassnik à l'occasion de la 40e Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale.
L'Union européenne a, avec l'adoption en 2000 des deux directives portant égalité de traitement entre les personnes, posé d'importants jalons sur la voie d'une protection complète contre la discrimination. « L'étape suivante consistera, pour l’UE, à doter la justice et la police de moyens plus efficaces pour bannir les comportements misanthropes, racistes et intolérants », a affirmé Mme Plassnik. A cet effet, la Présidence autrichienne du Conseil veut également relancer la discussion quant à une décision-cadre du Conseil sur la lutte contre le racisme et la xénophobie. Le projet relatif à cette décision prévoit des mesures visant à garantir l'égalité de traitement entre toutes les personnes dans l'UE indépendamment de leur appartenance à des groupes religieux, ethniques ou autres.
Avec l'Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes, dont le siège est à Vienne, l'Union européenne s'est dotée d'une institution qui identifie objectivement les déficits en la matière et propose des bases de réflexion pour la prise de mesures en vue de les combler. Dans le même temps, l'UE a étendu et intensifié sa coopération avec des acteurs européens et internationaux dans le domaine de la lutte contre la discrimination raciale. La concertation avec la commission européenne contre le racisme et l'intolérance du Conseil de l'Europe (ECRI), avec l'OSCE et avec les Nations Unies, notamment le comité de l'ONU pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD), est étroite.
Mme Plassnik a également reconnu l'importance du soutien à apporter aux initiatives locales et nationales de la société civile contre l'exclusion et la xénophobie : « Les initiatives locales en faveur de la tolérance et de la cohabitation méritent tout particulièrement notre soutien. »
C'est en 1966 que l'Assemblée générale de l'ONU décidait d'instaurer une Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale suite au massacre de Sharpeville en Afrique du Sud six ans auparavant. Le 21 mars 1960, la police sud-africaine ouvrait le feu sur des manifestants pacifistes, faisant 69 victimes.