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« L’Union européenne se caractérise essentiellement par sa diversité culturelle, ethnique et linguistique. Cette diversité recèle un potentiel énorme et d’importantes opportunités. Cette richesse reste toutefois souvent méconnue. Vienne, l’Autriche et l’Europe ont expérimenté, durant le siècle dernier, les conséquences affreuses de la négation et de la persécution de cette diversité », a déclaré le Secrétaire d’État Hans Winkler ce vendredi à l’occasion d’une conférence sur le thème de la « contribution des entités territoriales locales et régionales à la protection des minorités et aux mesures antidiscriminatoires » à l’hôtel de ville de Vienne.
« L’importance du dialogue entre civilisations, et particulièrement entre religions, nous a été prouvée ces derniers mois dans le contexte du conflit des „caricatures“. Pour cela, les entités locales et régionales d’un État revêtent sans aucun doute une importance particulière dans l’apprentissage de la cohabitation pacifique, dans la lutte contre la discrimination et la promotion de la tolérance. » Le principe de non-discrimination est un élément essentiel présent à tous les niveaux de l’Union européenne. Aucun pays n’est couvert contre des tendances racistes. Il est essentiel d’adopter des lois nationales et des normes européennes mais il importe surtout de les mettre en œuvre au quotidien. Hans Winkler, dans ce contexte, a fait référence à l’exemple des Roma et Sinti, encore victimes de discrimination dans de nombreux États membres de l’Union européenne et à la conférence internationale qui se tiendra en mai dans le cadre de la Présidence autrichienne sur la mise en œuvre de lignes directrices pour les Roma et Sinti.
Le Secrétaire d’État Winkler mentionna également les dispositions inscrites dans le traité instituant une constitution européenne. « L’Autriche, en raison de son histoire, s’est proclamée pour l’égalité de traitement pour tous, indépendamment de l’appartenance religieuse, ethnique ou à d’autres groupes. Tout comportement xénophobe, intolérant et raciste doit être condamné. Le principe de non-discrimination et de tolérance sont inscrits dans le traité constitutionnel européen qui fut ratifié par une majorité écrasante en Autriche mais dont l’avenir est incertain suite aux votes négatifs en France et aux Pays-Bas. »
« L’Autriche jouit d’une longue tradition de dialogue interculturel et interreligieux. Cette culture du dialogue a, à plusieurs reprises, fait ses preuves et a mené à la résolution de malentendus et à permis de remédier à des lacunes », a ajouté le Secrétaire d’État qui a fait référence, dans ce contexte, à la conférence des imams européens du 7 avril et à la conférence sur le dialogue des cultures et des religions qui aura lieu le 19 mai à Vienne.