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À l’occasion de la réunion de ce 20 février entre les présidents des délégations de tous les États membres de l’UE auprès de la Conférence des organes spécialisés dans les affaires communautaires et européennes des Parlements de l'Union européenne (COSAC), qui s’est tenue à Vienne, la ministre des Affaires étrangères, Mme Plassnik, a fait un tour d’horizon de la phase de réflexion et du débat sur la constitution européenne du point de vue de la Présidence du Conseil. Elle a souligné l’importance fondamentale que la Présidence autrichienne accorde au renforcement de la confiance des citoyens dans le projet européen. « Ce travail de confiance ne réussira que si nous réalisons des progrès tangibles sur des projets concrets. Pour cette mission, les parlements nationaux et le Parlement européen sont des partenaires déterminants pour nous », a expliqué la ministre des Affaires étrangères.
Mme Plassnik a salué la ratification du traité constitutionnel ces derniers jours par le 14e État membre, la Belgique. « Avec l’approbation du traité en première lecture par le Parlement estonien, c’est un signe clair de la confiance dans notre projet européen commun », a déclaré Mme Plassnik.
La ministre des Affaires étrangères a rappelé que le cœur du débat sur l’avenir porte sur le modèle social européen, sur nos conceptions d’un avenir européen commun. La « querelle sur les caricatures » de ces dernières semaines a montré que le modèle social européen n’était pas un mot vide de sens. « Dès le début, la Présidence a mis les choses au clair concernant les valeurs européennes de liberté d’opinion et de liberté de la presse. Nous avons également expliqué clairement que le respect des valeurs religieuses et la diversité constituaient une composante importante de notre modèle social. Simultanément, nous avons condamné avec vigueur et fermeté toute forme de violence », a expliqué Mme Plassnik. En organisant la semaine dernière une réunion entre le ministre des Affaires étrangères danois et des représentants de premier plan de la communauté religieuse islamique, elle a donc sciemment donné un signe pour rendre visible et soutenir le dialogue interconfessionnel et interculturel.
« Nous avons besoin d’un accord pondéré et pertinent en pratique sur la question de savoir comment asseoir davantage le dialogue entre les cultures et les communautés religieuses dans nos sociétés. Nous avons donc tendu deux mains pour ce dialogue : vers l’intérieur, à savoir vers les communautés islamiques dans nos pays, et vers l’extérieur, c’est-à-dire vers les sociétés musulmanes du monde. Nous ne devons pas laisser ce sujet à ceux qui attisent l’intolérance et l’extrémisme. Dans ce contexte, j’ai invité les parlements nationaux et le Parlement européen à concrétiser ces efforts de dialogue à partir d’une base de valeurs claire », a déclaré la ministre des Affaires étrangères.
Mme Plassnik a souligné que le travail de confiance concret portant sur le modèle de vie européen ne s’arrêtait pas aux frontières de l’UE, mais concernait aussi la dimension de politique étrangère de l’Union européenne. « Il existe une forte demande pour davantage d’Europe dans ce domaine. L’Europe ne peut se permettre d’être nombriliste. Nous assumons notre responsabilité et nous mettons en œuvre nos instruments avec rapidité et souplesse. Les missions de l’UE à Rafah, dans les Balkans, au Soudan et au Congo en sont des signes visibles. Mais notre souhait de placer de façon crédible la perspective de l’UE pour les Balkans en tête de l’agenda de l’UE fait aussi partie de notre travail concret sur le projet de paix européen », a commenté la ministre des Affaires étrangères.