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Communiqués de presse

14.02.2006

Ursula Plassnik s’exprime sur les relations entre l’Union Européenne et l’Iran

 

À la requête de l’Iran, Mme Plassnik, ministre des Affaires étrangères, a eu un entretien téléphonique approfondi avec son homologue iranien, M. Manouchehr Mottaki, le 14 février.

Mme Plassnik a confirmé que l’Autriche, en tant que Présidence de l’UE, était intéressée par un développement positif des relations entre l’UE et l’Iran, mais que cela dépendait toutefois de mesures par lesquelles l’Iran remédierait efficacement à tous les points considérés comme problématiques par l’UE.

Mme Plassnik a présenté au ministre Mottaki le point de vue de l’UE sur la reprise de l’enrichissement d’uranium à Natanz et a invité l’Iran à revenir sur cette mesure, étant donné qu’elle constitue une étape d’escalade inutile dans une phase critique et déterminante de la question du nucléaire iranien.

La Ministre des Affaires étrangères a souligné les efforts du Directeur général de l’AIEA, M. El Baradei, et l’intention de l’Union européenne de soutenir ces efforts et de renforcer le rôle de l’AIEA. De plus, elle a fait mention de la proposition russe et a encouragé l’Iran à mener dès que possible des discussions constructives avec la Russie sur la base de cette proposition.

« Nous ne remettons pas en question le droit de l’Iran à une utilisation pacifique de l’énergie nucléaire. Néanmoins, l’histoire du programme nucléaire iranien ainsi que les nombreuses questions restées sans réponse ont suscité des doutes sérieux sur l’utilisation exclusivement pacifique du programme. La décision de l’Iran de restreindre l’accès de l’AIEA à ses installations porte un coup supplémentaire à la confiance internationale. La reprise d’activités en liaison avec l’enrichissement d’uranium en Iran aura un impact négatif sur nos relations », a déclaré Mme Plassnik.

Dans le contexte des violences exercées contre des représentations et des représentants diplomatiques à Téhéran après la publication de caricatures de Mohammed, Mme Plassnik a expliqué que ces attaques n’étaient pas justifiables et absolument inacceptables. Elle a souligné l’importance de la liberté d’expression en tant que principe constitutionnel et s’est référé à la protection juridique garantie par une juridiction indépendante. Elle a demandé expressément à l’Iran de respecter ses obligations internationales conformément à la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques.

Mme Plassnik a constaté que les déclarations répétées et totalement inacceptables du Président Ahmadinejad avaient déjà été condamnées avec force par le Conseil européen. « Nos relations avec l’Iran doivent reposer sur une confiance mutuelle pour être fructueuses, et dans un contexte politique qui nous permet de faire des progrès », a déclaré Mme Plassnik.

 

Date: 15.02.2006