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Communiqués de presse

03.02.2006

Ursula Plassnik: « Un large éventail de sujets lie la Chine et l’UE »

Rencontre de la Troïka européenne avec la Chine à Vienne

Vendredi a eu lieu à Vienne la rencontre de la Troïka européenne avec la Chine. Outre la ministre des Affaires étrangères Ursula Plassnik, y ont pris part son homologue chinois Li Zhaoxing, le Haut Représentant de la politique étrangère et de sécurité commune, Javier Solana, la commissaire européenne aux relations étrangères et à la politique de voisinage européenne, Benita Ferrero-Waldner, et le ministre finnois des Affaires étrangères, Erkki Tuomioja.

« L'Union européenne et la Chine sont des partenaires stratégiques. Ce partenariat est soutenu par des intérêts communs, mais aussi par une ouverture d’esprit ainsi qu’une compréhension et un respect mutuels. Ceci s’applique également à des domaines sur lesquels nous avons des points de vue différents », a expliqué la ministre des Affaires étrangères, Ursula Plassnik.

L’UE accorde une grande importance aux relations avec la Chine. La Chine est, après les États-Unis, le deuxième partenaire commercial principal de l’UE et constitue un terrain favorable pour les investissements européens. « Il s’agit maintenant de remplacer l’accord commercial vieux de plus de 20 ans par un accord de partenariat et de coopération moderne approfondi entre l'UE et la Chine. Cet accord reflétera toute l’étendue de la collaboration entre la Chine et l’UE et déterminera l’agenda de nos relations pour le 21ème siècle. Je suis confiante et espère que nous pourrons entamer les négociations relatives à cet accord-cadre encore sous Présidence autrichienne » a déclaré madame Plassnik.

La ministre des Affaires étrangères Ursula Plassnik a fait allusion à la collaboration active de l’UE avec la Chine qui dépasse les relations économiques, par exemple sur les questions de politique extérieure, comme dans le cadre du traité de non prolifération relatif à l’Iran et à la Corée du Nord ou des efforts communs pour soutenir l’Afghanistan. Une collaboration intensive existe également au niveau du système de navigation par satellite européen (GALILEO), dans les domaines de l’énergie et de l’environnement, de la science et des technologies ainsi que dans la lutte contre les maladies contagieuses.

La situation à Taiwan a également fait l’objet des discussions. L’UE a répété son point de vue, selon lequel tous les problèmes devraient être solutionnés pacifiquement et les deux parties devraient renoncer à des actions et des explications unilatérales qui pourraient augmenter les tensions. « Les remarques récentes du président taiwanais Chen Shui Bian constituent un mauvais départ pour l’avancement des relations », a déclaré la ministre Plassnik.

A propos de la question de l’embargo sur les armes, madame Plassnik a rappelé que la mission du Conseil européen consistait à travailler en vue de la levée de l’embargo ainsi que sur le code de conduite relatif au contrôle des exportations d’armes de l’UE créé l’année dernière. Toutefois, elle a en même temps souligné que cette question ne fait pas encore l’objet d’un consensus au sein de l’UE. Madame Plassnik a en outre fait allusion à l’atmosphère régnant à ce sujet au Parlement européen.

Eu égard à la situation des droits de l’Homme en Chine, la Présidente du Conseil a déclaré : « Une caractéristique importante de la qualité de notre vaste dialogue est que nous puissions également discuter en toute franchise de sujets desquels nous avons des approches différentes. En ce qui concerne les droits de l’Homme, nous avons discuté avec notre partenaire chinois de tous les principaux domaines pour lesquels l'UE s'attend à d’autres progrès. En particulier, on notera la libération de tous les prisonniers politiques détenus depuis 1989, la ratification du pacte relatif aux droits civiques et politiques et la réforme de ce qu’on appelle les camps de rééducation ». Simultanément, toujours selon U. Plassnik, l’UE aurait reconnu les progrès déjà faits et particulièrement apprécié le fait que l’envoyé spécial de l’ONU pour la torture, Manfred Nowak, ait pu visiter la Chine en novembre dernier.

 

Date: 06.02.2006