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« La réunion informelle des ministres de la Compétitivité de ce samedi, dont l’objet était la directive sur les services, s’est déroulée sans encombres. Un accord politique est sur le point d'être atteint », a souligné le président en exercice du Conseil ‘Compétitivité’ et ministre de l’Économie et du Travail Martin Bartenstein lors de la conférence de presse de clôture qui s’est tenue ce samedi à Graz. La nouvelle proposition de la Commission, qui s’inspirait largement d’une proposition adoptée à une « heure de gloire du Parlement européen » (M. Bartenstein), constituait le point de départ des débats. Et M. Bartenstein de poursuivre : « Les États membres ont largement appuyé cette proposition de la Commission ainsi que la volonté de la Présidence autrichienne de parvenir à un accord avant l’été ». Le prochain Conseil sur la compétitivité, qui se tiendra le 29 mai, constitue un « objectif ambitieux » mais désormais accessible. Le Coreper et le groupe de travail du Conseil sont en tout cas chargés d'éclaircir les points de détails et d’apporter les précisions nécessaires.
« Croissance et emploi sont pour l’Europe aussi vitaux qu’un morceau de pain. Or, la directive sur les services constitue une étape cruciale pour augmenter la croissance et créer des emplois. », a poursuivi le ministre. Il s’agit de tirer parti du climat politique actuel. Les citoyens des États membres de l’UE souhaitent des progrès et un accord rapide. « La directive est prête : elle peut éventuellement être améliorée mais certainement plus abandonnée », a expliqué M. Bartenstein. Tout le monde en est désormais conscient, notamment en raison de la participation, sur l'invitation de M. Bartenstein et pour la toute première fois, de membres du Parlement européen au Conseil informel sur la compétitivité, où ils ont pu souligner la fragilité de la proposition de compromis négociée au Parlement européen. « Soit une directive sur les services sera adoptée sur la base de cette proposition, soit il n’y en aura pas avant longtemps », a souligné M. Bartenstein pour conclure.
Le commissaire européen en charge du marché intérieur et des services, Charlie McCreevy, a rappelé qu’il y a six mois environ, personne n’aurait cru à un compromis sur la directive Services. De même, rares sont ceux qui auraient cru la Commission capable de rejeter son propre texte et de faire d’une proposition du Parlement la base d’un nouveau document de la Commission. Beaucoup de temps et de travail ont été nécessaires au cours de ces derniers mois de la Présidence autrichienne pour parvenir à un dénouement heureux. À présent, la balle est dans le camp des États membres. M. McCreevy a lui aussi souligné la nécessité de ne plus remettre les principes en question mais de se concentrer sur un réajustement des points de détail. Et le commissaire européen de conclure : « La directive a désormais le vent en poupe : si nous n’en profitons pas pour atteindre nos objectifs, nos enfants et petits-enfants continueront à tergiverser sur la directive Services ».