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« Après deux jours d'intenses consultations, il est apparu clairement que de nombreuses questions restent encore ouvertes », a déclaré le ministre de l'Environnement M. Pröll en clôture de la conférence « Coexistence de plantes utilitaires génétiquement modifiées, conventionnelles et biologiques – La liberté du choix », organisée par la Commission européenne et le ministère de l’Environnement (http://www.lebensministerium.at).
De grande envergure, la manifestation a permis de réunir autour de la table des économistes, des responsables politiques, des utilisateurs et des hommes de terrain. « Et la conférence a mis clairement en évidence la nécessité d'engager un dialogue ouvert sur la question de la coexistence OGM/non-OGM afin de lui assurer toute la transparence requise », a expliqué le ministre. Le débat sur les technologies OGM, initié il y a 15 à 20 ans, souffre d'un manque de transparence – c'est là son point faible. « Nous avons réussi à évacuer les émotions et à mener un débat axé sur l'essentiel au cours duquel toutes les questions ouvertes ont été abordées », a déclaré M. Pröll. « Il y a une claire prise de position en faveur de la protection de ceux qui veulent continuer à produire sans recourir aux technologies OGM. » M. Pröll a notamment fait état de l'importance des diversités régionales au sein de l'UE des 25. « La nécessité d'un cadre juridique renforcé au niveau européen s'est toutefois imposée comme condition sine qua non à l'organisation de la coexistence en Europe. Et en particulier de la coexistence transfrontière », a expliqué le ministre.
M. Pröll s'est, dans le même temps, dit favorable à l'aménagement d'une large marge de manœuvre pour les États membres, qui serait adaptée aux spécificités régionales. « Cela s'avère particulièrement pertinent lorsque les structures agricoles ne permettent pas la coexistence. » L'on reconnaît ainsi l'impossibilité, à l'avenir, d'organiser la coexistence dans certains cas spécifiques. « Le point final de la conférence de Vienne est le point de départ légitime de futurs débats », a déclaré le ministre, qui espère l'émergence d'une solution politique. « Les 18 et 19 avril, Vienne accueillera une conférence d'experts sur le principe de prévoyance. À cette occasion, les discussions porteront sur la transparence et la faisabilité des procédures d'autorisation pour de nouveaux OGM en Europe », a expliqué M. Pröll. Concernant les limites pour les semences, le ministre de l'Environnement a affirmé que les dispositions juridiques devaient être améliorées. Mais il ne s'agit pas uniquement de fixer des valeurs seuils, qu'il faudrait considérer différemment en fonction des régions.
« Nous partons du principe que, en 2008, les conditions seront réunies afin que – comme prévu dans le rapport sur la coexistence de la Commission européenne – nous disposions d'une solide base de décision pour la coexistence à l'échelle européenne », a conclu M. Pröll, en soulignant la sévérité de la législation autrichienne sur les valeurs limites. « C'est là une bonne publicité pour la position autrichienne. » Le conseil des ministres de l'Agriculture de mai et le conseil des ministres de l'Environnement de juin seront l'occasion de débats publics et de conclusions politiques sur le sujet.