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« Beaucoup de propositions, mais aucune qui rallie l'ensemble des 25 États membres » – c'est en ces termes que la ministre des Affaires étrangères, Mme Ursula Plassnik, a résumé devant la Commission de politique extérieure du Conseil National l'état actuel des discussions sur l'avenir du processus constitutionnel.
La discussion s'est jusqu'à présent déroulée dans un climat des plus tendus. « Mes collègues lors du Conseil européen m'ont demandé d'organiser une réunion informelle sur le thème du futur de l'Europe. Cette demande traduit un premier changement d'esprit – un pas certes petit mais significatif », a déclaré Mme Plassnik avant d'ajouter : « L'objectif n'est pas, en juin, d'apporter une réponse – nous n'en aurons d'ailleurs pas encore les moyens, mais bien de définir et de tracer la feuille de route pour l'avenir de l'UE ». La ministre des Affaires étrangères a annoncé que cette rencontre informelle des ministres des Affaires étrangères sur l'avenir de l'Europe se déroulera les 27 et 28 mai en Autriche.
Concernant les actions de politique extérieure menées sous la Présidence autrichienne du Conseil, Mme Plassnik a déclaré: « Le monde attend de nous que nous parlions d'une seule voix. Cette unité ne coule pas de source, elle est le fruit d'un travail de réflexion, de persévérance et de partenariat essentiel à la prise de positions communes, notamment pour le Proche-Orient. Nos partenaires apprécient le travail de la Présidence autrichienne du Conseil en faveur de ce consensus. Une part importante, et bien souvent invisible, de notre travail consiste dès lors à élaborer et à conserver ces communautés de vues. Ce travail de coordination quotidien est en définitive la seule véritable mesure du succès de notre Présidence du Conseil », a affirmé la ministre des Affaires étrangères. L'Autriche accorde ainsi une importance toute particulière à une étroite collaboration avec les institutions, notamment avec le Parlement européen et la Commission. L'accord sur les perspectives financières pour la période 2007-2013 en est l'exemple parfait.
La « Déclaration de Salzbourg » sur les Balkans occidentaux adoptée en mars à l'issue de la rencontre informelle des ministres des Affaires étrangères, le succès des rencontres entre l'UE et la Chine, la Russie, l'Inde, l'Indonésie et de nombreux autres pays, l'accord sur la question de la contribution de cohésion de la Suisse à concurrence d'un milliard d'euros ou le déblocage de 139 millions d'euros pour la partie nord de Chypre – autant d'exemples cités par la ministre des Affaires étrangères pour illustrer le dynamisme de la Présidence autrichienne du Conseil.
La gestion efficace de la crise du gaz russe et de la crise des caricatures, notamment, s'appuie également sur un « travail ardu mené en coulisses par la Présidence autrichienne du Conseil ». « La Présidence du Conseil n'est pas un one-man-show, mais une prestation de services en faveur et au service de nos partenaires dans l'UE et dans le monde », a affirmé Mme Plassnik en guise de bilan à mi-parcours de la Présidence autrichienne du Conseil.
Pour ce qui est de l'élargissement, Mme Plassnik a rappelé que seul l'engagement de l'Autriche dès octobre 2005 a permis d'ancrer la capacité d'absorption de l'Union européenne en critère explicite d'adhésion. « L'acceptation par la population est indispensable. Nous devons l'inclure au processus. Voilà ce à quoi je m'engage », a déclaré Mme Plassnik.