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Erklärungen in internationalen Organisationen

18.05.2006

OSCE Permanent Council No. 610


Déclaration de l’Union européenne en réponse au (troisième) rapport au Conseil Permanent des trois représentants personnels pour la tolérance et la non-discrimination

 

  1. L’Union européenne salue la venue des trois représentants personnels de la Présidence de l’OSCE pour la Tolérance et la Non discrimination à l’occasion de la présentation conjointe de leurs premiers rapports d’activité semestriels depuis qu’ils ont été reconduits dans leurs fonctions, pour une année supplémentaire, par la présidence belge de notre organisation.
  2. L’Union européenne relève l’engagement des représentants personnels dans l’exercice des mandats qui leur ont été confiés et dont témoigne la qualité de leurs derniers rapports d’activité. Elle constate qu’une coopération commence a s’établir avec les institutions et les structures de l’OSCE, en particulier le BIDDH et le Représentant pour la liberté des medias. Cette coopération, comme la coordination interne entre les trois représentants, que l’UE continuera a encourager, constitue un atout pour l’OSCE. L’Union européenne se réjouit également du renforcement de la coopération de l’OSCE avec les différents organismes concernés, en particulier le CERD, l’ECRI et l’EUMC, avec le souci constant d’éviter les duplications et de renforcer l’impact commun des initiatives engagées contre l’intolérance.
  3. Lors de la réunion ministérielle de Ljubljana, nos ministres  ont souhaité que 2006 en matière de tolérance et de non discrimination soit, avant tout,  une année de mise en œuvre des engagements souscrits par les Etats participants. Parmi ces engagements importants, il demeure  essentiel de veiller, en liaison avec le BIDDH, à la poursuite des programmes engagés dans le domaine de la promotion des bonnes pratiques, de l’éducation à la tolérance et de la collecte des données sur les incidents et les statistiques. Nous nous réjouissons de la présentation prochaine, de la base de données publique préparée par le BIDDH. La réunion de Dubrovnik en octobre permettra de mettre en valeur la mobilisation des Etats dans le domaine de l’éducation à la tolérance, y compris à l’holocauste, qui reste une priorité majeure pour notre organisation. S’agissant de la sensibilisation et la formation des acteurs gouvernementaux concernés, nous nous réjouissons du succès notable du programme de formation des policiers à la lutte contre les crimes de haine, qui entre maintenant dans sa phase opérationnelle.  Enfin, le soutien à la société civile revêt une importance capitale dans la lutte contre le racisme, l’intolérance et les discriminations. L’Union européenne se réjouit de constater à quel point l’action des Représentants personnels renforce l’impact des programmes du BIDDH, tant auprès des Etats participants que des ONG et des autres composantes de la société civile.
  4. Les graves incidents que tout le monde a à l’esprit ont confirmé, la pertinence de la priorité donnée par l’OSCE à la lutte contre l’intolérance et les discriminations et à la promotion du respect et de la compréhension mutuelle ainsi qu’à la promotion des droits de l’homme, y compris la liberté d’expression. Mais il convient aujourd’hui, en liaison avec tous les acteurs concernés, de faire plus et mieux. Sous l’impulsion de la présidence autrichienne, l’Union européenne s’est résolument engagée, conformément à ses valeurs, dans la recherche de solutions durables impliquant l’ensemble des acteurs nationaux et internationaux concernés, et notamment l’OSCE, et se félicite à cet égard des initiatives prises par la présidence belge de l’OSCE et soutenues par l’ensemble des Etats participants. Nous invitons l’ensemble des Etats concernés à promouvoir, de leur part, la compréhension et le respect dans leurs sociétés a l’égard des  croyances,  et des convictions, religieuses et autres, et ainsi des valeurs de la liberté, du pluralisme, et de la laïcité de l’état. Il va sans dire que le succès de nos efforts reste sur les épaules de nos sociétés entières. Nous encourageons toutes leurs composantes à s’y engager. L’Union européenne a note avec intérêt les recommandations de l’Ambassadeur Orhun concernant les caricatures. Toutefois, tout en étant prêt a les étudier et tout en rappelant que les normes et les pratiques légales doivent être non-discriminatoires, nous soulignons la nécessite de respecter nos engagements en matière de liberté d`expression. 
  5. L’Union européenne entend, dans les mois qui viennent, prendre activement part aux réflexions sur la contribution de l’OSCE à « l’Alliance des Civilisations », ainsi qu’aux débats sur le rôle des medias dans la lutte contre l’intolérance et les discriminations, notamment lors de la réunion d’Almaty sur la compréhension  interculturelle, interreligieuse et interethnique, le mois prochain, ainsi que lors de la réunion de Vienne sur la liberté des média, en juillet.  L’Union européenne partage les recommandations formulées par les Représentants personnels, en particulier en ce qui concerne la nécessité, dans le respect des libertés fondamentales, y compris la liberté d` expression, de combattre le discours de haine et la propagation de stéréotypes racistes et xénophobes dans les media et sur internet, de poursuivre les efforts de sensibilisation des responsables politiques et du public et d’éducation de la jeunesse. Elle attache la plus grande importance au dialogue et la coopération sur ces sujets avec l’ensemble des Etats concernés, ainsi qu’à la poursuite d’un travail de terrain et le soutien à la société civile, en vue de dégager les bonnes pratiques et d’améliorer l’efficacité de l’action de l’OSCE dans la lutte contre toutes les formes de racisme, d’intolérance et de discrimination.

 

La Bulgarie et la Roumanie, pays adhérents, la Turquie, la Croatie* et l'ancienne République yougoslave de Macédoine*, pays candidats, l'Albanie, la Bosnie et Herzégovine et la Serbie et Monténégro, pays du processus de stabilisation et d'association et candidats potentiels, ainsi que l'Islande et le Lichtenstein, pays de l'Association Européenne de libre-échange, membres de l'Espace économique européen, aussi que l’Ukraine et la République de Moldavie se rallient à cette déclaration.

 

* La Croatie et l'ancienne République yougoslave de Macédoine continuent à participer au processus de stabilisation et d'association

 

Datum: 19.05.2006